décrypteuse de l’épigénome
Pourquoi certaines cellules cancéreuses résistent-elles aux traitements alors que d’autres y succombent ? Pourquoi certaines rechutent, se transforment, s’adaptent ? Ces questions sont le moteur scientifique du Dr Audrey Vincent-Soetens, chercheure Inserm et responsable de l’équipe EpiCARe (Epigenetic Mechanisms in Cancer Risk and Resistance to Treatment) au CRCLille.
À la frontière entre biologie fondamentale et innovation thérapeutique, Audrey Vincent explore un territoire fascinant : l’épigénétique. Là où l’ADN reste inchangé, les cellules modifient pourtant leur comportement en activant ou en éteignant certains programmes génétiques. Ces mécanismes, réversibles et potentiellement ciblables, jouent un rôle majeur dans l’agressivité des cancers, leur capacité d’adaptation et leur résistance aux traitements.
Son laboratoire s’intéresse particulièrement à l'agressivité des cellules cancéreuses, notamment dans les cancers digestifs et les gliomes pédiatriques. L’ambition est claire : comprendre comment les tumeurs évoluent pour mieux les empêcher d’échapper aux thérapies.
Mais rejoindre EpiCARe, c’est aussi intégrer une équipe qui mise sur l’innovation méthodologique. Audrey Vincent-Soetens pilote également des plateformes de culture cellulaire 3D et de modèles organoïdes, des outils de pointe qui permettent de reproduire au plus près la complexité des tumeurs humaines et d’imaginer les traitements de demain.
Ce qui caractérise son approche ? Une curiosité scientifique exigeante, un goût marqué pour les collaborations interdisciplinaires et la conviction que les grandes avancées naissent souvent de la rencontre entre des expertises complémentaires. Au sein d’EpiCARe, chercheurs, cliniciens, biologistes, ingénieurs, doctorants et étudiants contribuent ensemble à décrypter les mécanismes qui façonnent le destin des cellules cancéreuses.
Rejoindre l’équipe EpiCARe, c’est participer à une recherche ambitieuse sur des questions biologiques fondamentales, tout en gardant en ligne de mire un objectif concret : rendre les cancers plus vulnérables aux traitements et ouvrir de nouvelles perspectives pour les patients. Parce que comprendre l’adaptation des cellules cancéreuses aujourd’hui, c’est inventer les thérapies de demain.
Ingénieure d'études | Plateforme ORGALILLE
Transformer un prélèvement de patient en un modèle vivant capable de répondre aux questions de demain : c'est le cœur du métier de Sonia Paget.
Au sein de la plateforme ORGALILLE, Sonia développe et optimise des modèles 3D d'organoïdes dérivés de tissus de patients. Véritables "mini-tissus" cultivés en laboratoire, ces modèles reproduisent fidèlement les caractéristiques biologiques des tumeurs et constituent un outil précieux pour comprendre les mécanismes de la maladie, explorer de nouvelles pistes thérapeutiques et accompagner le développement de la médecine de précision.
À l'interface entre la recherche fondamentale et la clinique, elle accompagne les équipes tout au long de leurs projets : de la mise en place des cultures d'organoïdes à leur caractérisation, en passant par l'optimisation des protocoles expérimentaux. Son objectif est de fournir des modèles robustes et pertinents, au plus près de la réalité biologique des patients.
Convaincue que l'innovation naît de la collaboration, Sonia place le partage d'expertise et le développement de nouvelles approches expérimentales au cœur de son activité. Chaque organoïde cultivé représente une opportunité de mieux comprendre le cancer et de contribuer à une recherche plus prédictive, plus personnalisée et plus proche des besoins des patients.
"Les organoïdes ne sont pas seulement des modèles de laboratoire : ils sont une passerelle entre le patient, la recherche et les traitements de demain."
architecte des tumeurs sur puce
Comment reproduire fidèlement la complexité d’une tumeur humaine sans avoir à l’observer directement dans l’organisme ? Comment recréer son environnement, ses interactions cellulaires et sa réponse aux traitements dans un modèle expérimental contrôlé ? Ces défis sont au cœur des travaux d’Alessandro FURLAN, maître de conférences à l’Université de Lille et membre de l’équipe EpiCARe au CRCLille.
À l’interface entre la biologie du cancer, l’ingénierie et les microtechnologies, Alessandro développe des modèles innovants de tumeurs sur puce (tumor-on-chip), de véritables laboratoires miniaturisés capables de reproduire les caractéristiques essentielles du microenvironnement tumoral. Ces dispositifs permettent d’étudier avec une précision inédite les interactions entre cellules cancéreuses, cellules stromales, tout en offrant de nouvelles possibilités pour tester les réponses aux traitements.
Son approche repose sur la conviction que les modèles expérimentaux de demain devront être à la fois plus physiologiques, plus prédictifs et plus proches de la réalité des patients. En combinant biologie cellulaire, culture 3D, microfluidique et technologies de pointe, il contribue à faire émerger une nouvelle génération d’outils pour comprendre l’évolution des cancers et accélérer le développement de thérapies personnalisées.
Travailler avec Alessandro FURLAN, c’est évoluer dans un environnement résolument interdisciplinaire où biologistes, ingénieurs, collaborent autour d’un objectif commun : mieux modéliser les tumeurs pour mieux les combattre. C’est aussi participer à une recherche créative et innovante, où chaque projet est l’occasion de repousser les limites des modèles expérimentaux et d’inventer les technologies qui transformeront la recherche en cancérologie.
À la conquête de nouvelles armes contre les gliomes pédiatriques
Pourquoi certains gliomes pédiatriques restent-ils parmi les cancers les plus difficiles à traiter ? Comment décrypter les mécanismes qui permettent à ces tumeurs de se développer, d’envahir le cerveau et de résister aux thérapies actuelles ? Ces questions constituent le fil conducteur des recherches de Samuel MEIGNAN, directeur de recherche au Centre Oscar Lambret et membre de l’équipe EpiCARe au CRCLille.
À la croisée de la biologie du cancer, de la pharmacologie et de l’épigénétique, Dr Samuel Meignan s’intéresse aux mécanismes moléculaires qui gouvernent l’initiation et la progression des gliomes diffus de la ligne médiane, des tumeurs cérébrales de l’enfant rares mais particulièrement agressives. Son objectif est de comprendre comment certaines altérations génétiques et épigénétiques reprogramment les cellules tumorales et favorisent leur adaptation à un environnement en constante évolution.
Pour relever ce défi, son groupe développe des approches innovantes combinant analyses multi-omiques et modèles cellulaires avancés. Cette stratégie permet d’explorer les vulnérabilités spécifiques de ces tumeurs et d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques susceptibles d’améliorer la prise en charge des jeunes patients.
Travailler avec Dr Samuel MEIGNAN, c’est évoluer dans un environnement scientifique stimulant où les questions fondamentales rencontrent des enjeux médicaux majeurs. C’est aussi intégrer un réseau de collaborations nationales et internationales dédié à la compréhension des cancers pédiatriques et au développement de thérapies plus efficaces et plus ciblées.
Rejoindre ses projets, c’est contribuer à une recherche porteuse de sens, où chaque découverte permet de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des gliomes pédiatriques et rapproche la communauté scientifique d’un objectif essentiel : offrir de nouvelles perspectives thérapeutiques aux enfants atteints de ces cancers.
décoder les ARN longs non codants
Comment une cellule peut-elle contrôler son destin sans modifier son ADN ? Quels messages invisibles orchestrent l’expression des gènes et influencent le développement des cancers ? Ces questions sont au cœur des recherches de Bernadette NEVE, chercheure Inserm et membre de l’équipe EpiCARe au CRCLille.
Depuis plusieurs années, Bernadette Neve explore un univers longtemps considéré comme silencieux : celui des ARN non codants. Bien qu’ils ne produisent pas de protéines fonctionnelles, ces ARN jouent un rôle essentiel dans la régulation de l’expression des gènes, la communication cellulaire et l’adaptation des cellules à leur environnement. Aujourd’hui, ils sont reconnus comme des acteurs majeurs de nombreuses pathologies, notamment des cancers.
Ses travaux visent à comprendre comment ces régulateurs moléculaires participent à la résistance aux traitements. En décryptant les réseaux épigénétiques complexes dans lesquels s’insèrent les ARN non codants, Bernadette Neve cherche à identifier de nouveaux mécanismes biologiques et de potentielles cibles thérapeutiques capables d’améliorer la prise en charge des patients.
À la croisée de la biologie moléculaire, de la transcriptomique et de l’épigénétique, Bernadette NEVE développe une recherche qui révèle toute la richesse des mécanismes de régulation du génome. Son approche combine technologies de pointe et questionnements fondamentaux pour mieux comprendre comment ces molécules discrètes peuvent exercer une influence considérable sur le comportement des cellules.
Travailler avec Bernadette NEVE, c’est plonger au cœur d’un domaine en pleine expansion, où chaque découverte contribue à lever le voile sur une nouvelle dimension de la biologie du cancer. C’est aussi rejoindre un environnement scientifique collaboratif et stimulant, animé par une même ambition : transformer la compréhension des mécanismes moléculaires en avancées concrètes pour les patients.
à la recherche des mécanismes épigénétiques impliqués dans le Syndrome de Lynch (copie 1)
Pourquoi certaines familles présentent-elles un risque accru de développer plusieurs types de cancers au cours de leur vie ? Comment les altérations génétiques héritées influencent-elles l’apparition des tumeurs et leur évolution ? Ces questions sont au cœur des travaux du Dr Julie LECLERC, biologiste, Maître de Conférence des Universités – Praticienne Hospitalière (MCU-PH) et membre de l’équipe EpiCARe au CRCLille.
Spécialiste de la génétique, de l’épigénétique et de la biologie moléculaire des cancers, Julie LECLERC s’intéresse au syndrome de Lynch, la prédisposition héréditaire au cancer colorectal la plus fréquente, également associée à d’autres cancers digestifs et gynécologiques. Ses recherches visent à mieux comprendre les mécanismes biologiques qui sous-tendent cette maladie et à améliorer l’identification des patients et des familles concernés.
À l’interface entre le laboratoire et la clinique, elle explore les conséquences des anomalies des systèmes de réparation de l’ADN, responsables de l’accumulation de mutations favorisant le développement tumoral. Cette compréhension fine des mécanismes moléculaires permet d'affiner les stratégies de dépistage, de surveillance et de prise en charge des personnes à risque.
Son activité s’inscrit pleinement dans une démarche de médecine de précision, où les découvertes scientifiques contribuent directement à améliorer le parcours des patients et de leurs proches. Grâce à sa double expertise de chercheure et de pharmacienne, elle participe à faire le lien entre recherche fondamentale, diagnostic moléculaire et application médicale.
Travailler avec Julie LECLERC, c’est découvrir un domaine où l’épigénétique rencontre des enjeux humains majeurs. C’est participer à une recherche translationnelle qui combine innovation scientifique, prévention et accompagnement des familles. Rejoindre ses projets, c’est contribuer à mieux comprendre les cancers héréditaires pour développer une médecine toujours plus personnalisée et plus efficace.
à l’interface entre la recherche biologique et la clinique
Comment transformer une découverte biologique en un outil utile pour le diagnostic, le pronostic ou le suivi des patients ? Comment identifier de nouveaux biomarqueurs capables d’accompagner les décisions thérapeutiques et d’améliorer la prise en charge des cancers ? Ces enjeux sont au cœur des activités du Pr Pascal PIGNY, biologiste, Professeur des Universités – Praticien Hospitalier (PU-PH) et membre de l’équipe EpiCARe au CRCLille.
À l’interface entre le laboratoire et l’hôpital, Pascal PIGNY développe une recherche centrée sur l’identification et la validation de marqueurs biologiques associés à l’évolution des cancers. Son expertise en biologie médicale lui permet de relier les mécanismes moléculaires étudiés par les chercheurs aux réalités du diagnostic et du suivi clinique, créant ainsi un lien essentiel entre recherche fondamentale et médecine de précision.
Son approche repose sur l’analyse approfondie des altérations biologiques qui caractérisent les tumeurs, avec l’ambition de mieux comprendre leur hétérogénéité et d’anticiper leur évolution. Grâce à sa double activité de clinicien et de chercheur, il contribue à faire émerger des outils capables d’améliorer la stratification des patients et d’orienter plus efficacement les stratégies thérapeutiques.
Travailler avec Pascal PIGNY, c’est découvrir la richesse de la recherche translationnelle, où les questions scientifiques trouvent un écho direct dans la pratique médicale. C’est également évoluer dans un environnement multidisciplinaire associant biologistes, médecins, chercheurs et étudiants autour d’un objectif commun : faire progresser les connaissances pour améliorer concrètement la prise en charge des patients.
Rejoindre ses projets, c’est participer à une recherche ancrée dans les besoins cliniques, où chaque avancée scientifique peut contribuer à rapprocher les découvertes du laboratoire des bénéfices attendus pour les patients.
au cœur de la recherche sur les maladies péritonéales
Comment mieux comprendre les mécanismes qui permettent aux cellules tumorales de coloniser le péritoine ? Pourquoi certaines maladies péritonéales évoluent-elles différemment d’un patient à l’autre ? Et comment développer des traitements plus efficaces pour ces pathologies complexes ? Ces questions animent les travaux du Pr Clarisse EVENO, Chirurgien viscéral et digestif à Lille au CHU de Lille et membre de l’équipe EpiCARe au CRCLille.
À l’interface entre le bloc opératoire, la recherche translationnelle et l’innovation thérapeutique, Clarisse EVENO s’intéresse aux maladies péritonéales, un domaine où les besoins médicaux restent considérables. Son expertise clinique lui permet d’apporter une vision unique des problématiques rencontrées par les patients et d’orienter les recherches vers des questions directement issues de la pratique médicale.
Ses travaux visent à mieux comprendre les mécanismes biologiques qui favorisent la dissémination tumorale au sein du péritoine, ainsi que les facteurs impliqués dans la progression de la maladie et la réponse aux traitements. En étroite collaboration avec biologistes, chercheurs et ingénieurs, elle contribue au développement de modèles expérimentaux innovants permettant d’étudier ces pathologies dans des conditions toujours plus proches de la réalité clinique.
Travailler avec Clarisse EVNO, c’est participer à une recherche profondément ancrée dans les besoins des patients. C’est évoluer dans un environnement où les observations faites au chevet du malade nourrissent directement les projets scientifiques, favorisant l’émergence de nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques.
Rejoindre ses projets, c’est prendre part à une dynamique de recherche multidisciplinaire qui place la médecine translationnelle au centre de ses ambitions. C’est contribuer à mieux comprendre les maladies péritonéales aujourd’hui pour améliorer les traitements et la qualité de vie des patients demain.
explorateur des mécanismes épigénétiques du cancer du pancréas
Comment les cellules tumorales reprogramment-elles leur identité pour favoriser leur progression et résister aux traitements ? Quels mécanismes épigénétiques façonnent l’agressivité du cancer du pancréas ? Ces questions sont au cœur des travaux de Mouloud SOUIDI, ingénieur d’étude à l’Université de Lille et membre de l’équipe EpiCARe au CRCLille.
Spécialiste de la biologie moléculaire et de l’épigénétique, Mouloud s’intéresse au rôle de macroH2A, une variante d’histone impliquée dans l’organisation de la chromatine et la régulation de l’expression des gènes. Longtemps considérée comme un simple composant structural du génome, cette protéine apparaît aujourd’hui comme un acteur majeur de la plasticité cellulaire et du devenir des cellules cancéreuses.
Ses travaux visent à comprendre comment macroH2A influence le développement et l’évolution du PDAC (adénocarcinome canalaire pancréatique), l’un des cancers les plus agressifs et les plus résistants aux traitements. En étudiant les liens entre organisation de la chromatine, identité cellulaire et progression tumorale, il contribue à révéler de nouvelles vulnérabilités biologiques susceptibles d’être exploitées à des fins thérapeutiques.
Travailler avec Mouloud SOUIDI, c’est découvrir les mécanismes qui contrôlent l’expression du génome au-delà de la séquence d’ADN. C’est évoluer dans un environnement scientifique où les approches expérimentales de pointe permettent d’explorer les fondements épigénétiques du cancer et de mieux comprendre les processus qui favorisent l’adaptation des cellules tumorales.
Rejoindre ses projets, c’est participer à une recherche innovante qui cherche à décrypter le rôle des régulateurs épigénétiques dans le cancer du pancréas et à transformer ces connaissances fondamentales en nouvelles opportunités thérapeutiques pour les patients.